Deux associés, une belle complicité et le goût des projets qui sortent de l’ordinaire : bienvenue chez ATFRANCE ! Antoine et Djamel nous racontent leur aventure, entre esprit artisan et envie de faire bouger les lignes.
Vos parcours
Antoine MASLYCZYK : J’ai 36 ans et je travaille dans le transport depuis 15 ans. J’ai commencé en alternance dans le déménagement, plus précisément dans le transfert de sièges sociaux. C’est là que j’ai découvert le transport. J’ai ensuite travaillé chez un transporteur à Noisy-le-Grand, où j’ai rencontré Djamel, avant de rejoindre Mainfreight pendant près de 11 ans. J’y ai débuté comme commercial, puis j’ai lancé le service d’affrètement. Mainfreight étant adhérent d’Evolutrans, j’ai aussi eu l’occasion de côtoyer de nombreux Evolutransiens.
Chez Mainfreight, j’ai eu la chance qu’on me fasse confiance et qu’on me laisse mener de nombreux projets. Pendant plus de 10 ans, je me suis vraiment régalé : j’entreprenais comme si c’était ma propre entreprise. Mais justement, ce n’était pas la mienne, et j’avais toujours eu envie d’entreprendre pour mon compte. À un moment, j’ai donc décidé de franchir le pas et de créer ma société.
Avec Djamel, nous sommes toujours restés en contact depuis notre rencontre, il y a 15 ans. L’idée de nous associer s’est donc imposée naturellement. Entreprendre, ce n’est jamais évident : il faut bien s’entourer et trouver quelqu’un avec qui on se complète. Avec Djamel, c’était le cas. C’est comme ça que nous avons lancé ATFRANCE.
Djamel MATAHRI : J’ai 35 ans et, comme Antoine, j’ai commencé dans le transport en alternance. J’ai préparé un BTS transport dans une petite entreprise à Noisy-le-Grand, où nous nous sommes rencontrés, puis j’ai poursuivi jusqu’à la licence. Quand Antoine est parti, je suis resté dans l’entreprise. Elle a évolué, mais j’ai fini par en avoir fait le tour. Les propositions que je recevais ne me convenaient pas, alors j’ai décidé de me lancer dans l’entrepreneuriat en créant Exelys. Pendant plus de 8 ans, j’ai principalement fait du transport express sur Roissy et en Île-de-France. On livrait des marchandises hors normes ou complexes, tout ce qui sortait du standard. Vers la fin, cela devenait assez lourd à gérer et j’envisageais de revendre l’entreprise pour arrêter. Au même moment, Antoine était dans la démarche inverse : lui voulait se lancer. En discutant, nous avons construit un projet qui répondait à nos attentes respectives. Nous nous sommes entendus et avons décidé de créer ATFRANCE. C’est comme ça que l’aventure a commencé.
ATFRANCE en quelques mots
Antoine : ATFRANCE, c’est d’abord une aventure humaine. Nous voulions créer l’entreprise dont nous rêvions à nos débuts : une équipe de personnes compétentes, qui s’entendent bien et qui ont plaisir à se retrouver le matin. Nous voulions aussi faire des choses qui nous plaisent, tout en gardant un haut niveau d’exigence. Ce sont nos clients qui nous permettent de vivre, alors leur satisfaction est essentielle. Et pour cela, il faut de la compétence et du professionnalisme.
Djamel : Nous voulons aussi nous concentrer sur le hors-standard, sur des projets qui sortent de l’ordinaire et qui sont plus stimulants. Le transport intervient dans tous les projets et tous les événements : c’est dans ceux qui sortent du cadre habituel que nous nous retrouvons le mieux. Nous sommes déjà présents sur ces activités et nous travaillons à les développer davantage. Nous voulons travailler sur des projets à forte valeur ajoutée.
Antoine : Notre priorité, ce n’est pas de faire la guerre des prix, mais de nous démarquer par la qualité et de tirer les standards vers le haut. Nous nous sommes toujours dit qu’on avait les clients qu’on méritait : à nous, donc, de proposer un niveau de service élevé. Être exigeants envers nous-mêmes nous permet aussi de l’être dans le choix des clients avec lesquels nous travaillons. C’est ce qui nous a amenés vers des marchés très spécifiques et exigeants, de l’événementiel aux galeries d’art, en passant par les projets de défense, où la défaillance n’a pas sa place. Avec Djamel, nous partageons aussi une conviction : quand on donne sa parole, on la tient. Nous avons voulu transmettre cette valeur à toutes les personnes qui nous rejoignent, dès le recrutement. Une parole engage, c’est une responsabilité. Quand on prend un engagement auprès d’un client, d’un sous-traitant ou d’un partenaire, on va au bout et on le respecte. Pour nous deux, c’est un fondement d’ATFRANCE.
Vos rôles respectifs dans l’entreprise
Antoine : Nous nous sommes réparti les rôles : Djamel s’occupe de la direction générale. Il a davantage d’expérience que moi dans l’entrepreneuriat, puisqu’il a créé seul une société avec des camions et des conducteurs salariés, avec toutes les responsabilités que cela implique. De mon côté, je m’occupe de la partie commerciale et du développement.
L’adhésion à Evolutrans
Djamel : Nous avions envie de rejoindre un groupement pour échanger et partager. Pendant mes huit années en tant que transporteur, je n’avais ni vraiment le temps ni particulièrement l’envie de le faire. À l’époque, je le percevais surtout comme une étiquette commerciale, sans vraiment en voir la valeur ajoutée. Antoine m’a ensuite parlé d’Evolutrans, ce qui m’a permis de découvrir ce qu’un groupement pouvait nous apporter. Nous avons rencontré Sylviane Ehrisman, puis Laurent Janniaud, qui nous ont expliqué les fondements du groupement. Nous y avons trouvé une vraie volonté de partage, et c’est ce qui nous a décidés à rejoindre Evolutrans.
Antoine : Oui, cela rejoint ce que disait Djamel sur l’importance de bien s’entourer. Un groupement permet d’échanger avec des personnes qui rencontrent les mêmes problématiques que nous. C’est important, surtout au début de cette aventure humaine : c’est maintenant qu’il faut nous entourer de personnes qui connaissent les réalités du métier.
Nous voulons être acteurs du groupement, proposer des idées et contribuer à le faire vivre. Comme nous sommes en plein lancement, nous débordons d’idées et d’énergie ! Mais nous voulons avancer par étapes, en respectant ce qui existe déjà et l’expérience des chefs d’entreprise du réseau, sans chercher à tout révolutionner. D’ailleurs, nous travaillions déjà dans cet esprit : pour les grands événements stratégiques, nous avons toujours privilégié les acteurs locaux du groupement. Nous connaissons donc déjà pas mal d’adhérents. C’est aussi ce que nous pouvons apporter : des occasions de travailler ensemble et de mettre en valeur les savoir-faire du réseau. Si nous pouvons, à notre échelle, faire rayonner les adhérents, ce sera avec grand plaisir.
Djamel : Nous pouvons aussi apporter nos compétences techniques. Nous travaillons sur des projets qui sortent du standard et, grâce à notre réseau et à notre expérience de ces projets, nous pensons pouvoir aider et conseiller les autres adhérents.
Antoine : On est très contents de rejoindre le groupement : on a encore tout à découvrir ! On veut prendre le temps de trouver notre place, respecter ce qui existe déjà, mais aussi partager de bons moments. On mesure vraiment la chance que représente Evolutrans pour nous. Et on est convaincus qu’on a aussi de belles choses à apporter au réseau. On croit beaucoup aux années qui viennent et on a envie d’en faire bénéficier ceux qui nous entourent, de les faire rayonner avec nous. On le dit en toute humilité, mais avec conviction !
Vos valeurs
Antoine : Dans la vie professionnelle comme personnelle, tenir sa parole est essentiel pour nous : quand on s’engage, on prend une responsabilité. La rigueur et l’exigence sont aussi des valeurs qui nous caractérisent. Djamel et moi sommes exigeants envers nous-mêmes, et c’est cet état d’esprit que nous partageons au sein de l’équipe.
La RSE chez ATFRANCE
Antoine : L’humain fait partie de nos valeurs, alors, forcément, on prend soin de nos équipiers.
Djamel : L’enjeu, c’est de gérer notre croissance le mieux possible, sans courir après le volume. ATFRANCE signifie « Artisan Transporteur de France », et on tient à cette vision artisanale du métier, au travail bien fait. On ne cherche pas à faire beaucoup : on préfère faire moins, mais bien. C’est ce qu’on transmet à toute l’équipe. Après chaque mission, on demande au client s’il est satisfait de notre prestation. Si c’est le cas, tant mieux. Sinon, on revient sur ce qui n’a pas fonctionné pour s’améliorer. On a de l’ambition, oui, mais c’est avant tout envers nous-mêmes qu’on est exigeants.
Vos ambitions pour demain
Antoine : Notre grande ambition, c’est à Roissy qu’elle se joue. Nous y sommes implantés depuis six mois et nous voulons proposer un nouveau plan de transport aux transitaires et aux opérateurs de manutention aéroportuaire, les handlers, pour fluidifier les entrées et les sorties de marchandises. Aujourd’hui, c’est un peu le Far West : pour cinq palettes, on envoie parfois cinq camions ! Il y a donc beaucoup de choses à apprendre, à repenser et à optimiser. Cette démarche s’inscrit aussi dans le volet environnemental de notre RSE. On veut proposer des solutions qui changent les pratiques, même si on sait que les habitudes ne se transforment pas du jour au lendemain. Pour être francs, notre ambition à Roissy, c’est de bousculer un peu l’ordre établi.
Votre binôme résumé en une recette phare
Antoine : Un gin tonic ! Djamel, c’est le gin, bien ancré. Et moi, c’est le tonic : je viens bousculer un peu tout ça ! (Rires.)
Merci à tous les deux pour vos réponses et ce bel échange ! À très bientôt pour de nouvelles aventures évolutransiennes !



